L’été en hiver

       Être photographe spécialisé dans le mariage implique sur l’année un rythme de travail particulier : une haute saison de mai à octobre suivie d’une période plus creuse pendant l’hiver. Peu séduit par l’idée de passer de longs mois à guetter le retour des beaux jours enfermé dans mon appartement parisien, j’ai décidé de prendre les choses en main à l’automne dernier. Sac sur le dos et appareil autour du cou, je me suis donc envolé pour 5 mois de soleil sur les routes de l’Australie.

Ce voyage en solitaire m’a permis d’aborder la photographie de manière plus posée. Libéré de toute contrainte liée au temps, j’ai choisi d’expérimenter pour l’occasion la photographie argentique, technique que je connaissais assez peu au-delà des Polaroïds de mon adolescence. Tout m’a convaincu dans le procédé : le choix des films, le nombre limité des poses qui donne à chaque prise une valeur toute particulière, la non instantanéité, les résultats incertains, le charme des ratés, les bonnes surprises et surtout la qualité incomparable du rendu final.

À la beauté saisissante des grands espaces australiens s’est ajoutée celle de Bali, île incroyable que j’ai arpentée (à vélo!) pendant près d’un mois entre deux cours de surf. Pas de mason jars ni de fanions multicolores dans ce post donc, mais un échantillon visuel de ce que j’ai pu vivre de l’autre côté du globe cet hiver. J’attends maintenant le couple qui me contactera pour photographier son mariage dans une roulotte bohème au milieu du Red Center…

Aux photographes curieux, j’ai utilisé pour ces images un Canon EOS3 et du Kodak portra 160 & 400. Les scans viennent du très chouette Carmencita Lab qui me fait l’honneur de publier quelques unes de mes photos dans son dernier post.

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